Ah, j'ai enfin trouvé le sujet ! Excusez-moi, c'est mon premier message.
Bonsoir,
Malgré ma date d’inscription, je suis « nouveau » en tant qu’interlocuteur sur ce site où vous nous avez témoigné, à moi ainsi qu’à ma famille, un précieux soutien moral lors du vol de ma voiture devant chez moi, un triste matin d’octobre, et vous en êtes, une nouvelle fois, remerciés. Mais passons à des choses plus agréables, à savoir le fait d’avoir vu, touché et entendu, la nouvelle voiture de mon grand ami de longue date, Robbi (alias RS678) et j’ai tenu à vous rapporter les sensations éprouvées en tant que passager privilégié de ce « terrible engin », j’ai nommé PORSCHE Turbo. L’écriture étant une de mes activités favorites, il fallait absolument que je fasse partager à d’autres, ce moment rare…
C’est sans doute l’émotion que j’éprouve encore, ou bien la confusion qui règne encore dans ma tête, mais la seule chose que je sache, c’est que j’ai passé un moment indescriptible !
J’ai laissé passer deux jours pour trouver les mots, pour chercher à retranscrire ces sensations….
Alors, je vais vous voler un peu de votre temps pour vous narrer la vie du passager à bord d’un monstre comme la 993 turbo.
Je pensais que ma RS6 était très rapide, qu’elle était méchante… et c’est ma foi vrai.
Mais j’étais loin de la réalité.
Cette auto ……………. Elle, est vraiment mauvaise. J’adore ses courbes extraordinairement exagérées, ses magnifiques roues, sa garde au sol très basse, sa couleur noire éclatante, les prises d’air, le spoiler démesuré, et ses échappements au diamètre équivalent au réveil de ma grand-mère !
Moteur et …….. le réveil sonne, sonne la charge, le sol tremble sous mes pieds, et un léger frisson court le long du dos.
Il me dit de monter pour aller faire un tour. Allons-y faire ce tour ,alors. Dès les premiers mètres, je parie que mon établi en bois massif est moins rigide que ce châssis ! J’ai toujours adoré les voitures puissantes, et suis malgré tout un conducteur responsable ». Je mets ma ceinture et nous voilà partis sur une route sinueuse à souhait. La vache ( !), cette bête est la chose la plus méchante à laquelle j’ai été confronté !
Après la première courbe, mes mains cherchent vainement un appui, je ne sais pas où m’agripper…….. Accélération, seconde, troisième, le coup de pied dans le dos est colossal, l’estomac se noue, tous les noms d’oiseaux sortent de ma bouche, que je ne répèterai pas ici, le sang se glace dans les veines, ma tête bourdonne, mon cou est rigide, je colle mes pieds au fond, mes yeux sont « ébouriffés »
Cà pousse tellement fort, que je suis incapable de me souvenir du nombre de virages pris et de la distance parcourue. Ce que je sais, c’est que ce monstre a des prestations …….. colossales, avec une force et une méchanceté qui arrache tout sur son passage.
J’écarquille les yeux, mais la vue se brouille, le temps ne compte plus, je ne comprends plus rien. Je regarde Robbi, qui semble être dans son canapé, concentré, précis, glacial, pendant que je cherche toujours une prise, et que mes pieds appuient tellement dans le fond, que je vais finir sur la route ! Je veux hurler, mais c’est tellement intense, que je n’arrive plus à sortir un mot.
Les virages se succèdent à un rythme indescriptible, accélérations monumentales, freinages ultra-puissants (ooooooh, mon déjeuner…..), braquages, contre-braquages…….. accélération…….. énorme freinage qui me coupe le souffle à moitié…….. sortie de courbe…….. et c’est reparti. Il a raison quand il parle d’hystérie à propos de cette « grenade dégoupillée » ! Dans mon dos, j’ai l’impression qu’on nous tire dessus, mais ce sont les coups de canon des échappements qui m’assourdissent, quand subitement mon chauffeur me dit de regarder rapidement derrière……. Moi, contracté comme un gamin qui obéit aveuglément à ce qu’on lui dit, je tourne la tête pour voir à la faveur de l’obscurité qui commence à tomber, des flammes qui sortent des échappements, illuminant la route. Expérience visuelle aux confins de l’imagination, presque irréelle !
Robbi conduit cette machine à un rythme infernal, comme si tous les deux se connaissaient depuis toujours……
Nous ralentissons, rentrons à la maison, je me sens comme un drap qui vient de passer à l’essorage. Je descends de l’auto, mes jambes ont du mal à me tenir, mes yeux ont du mal à supporter les lumières environnantes, suis étourdi, fasciné, ému, excité, confus…. Je n’arrive pas à détacher mes yeux de cette monstrueuse machine de torture. On parle autour mais je ne me rends pas compte, nous sommes seuls moi et elle. Quelle émotion, quelle expérience ! Qui pourra retirer le sourire qui traverse mon visage depuis deux jours ?
Pour finir, je remercie chaleureusement cet ami véritable, parce qu’il est toujours là en cas de besoin, et qu’il m’a fait vivre un moment d’une intensité rare.
Merci à vous de m’avoir lu et à bientôt !
:coucou: